09 mai 2007

longue et dure sera la route

medium_lePoingEtLaRose.jpgComme le montrait Alain, hier, les militants et sympathisants souffrent et n’ont pas encore digéré les résultats de Dimanche soir. En tant que secrétaire de section de Guipavas, je me devais de m’adresser à eux : chevilles ouvrières du Parti Socialiste, sans qui il ne serait rien. Voici le contenu de ma lettre.

                           Cher(e)s camarades et cher(e)s ami(e)s

Nous nous sommes toutes et tous beaucoup investis dans la campagne présidentielle qui vient de s’achever. Les nombreuses réunions ou meetings ont été exceptionnellement suivis pour Guipavas. Nous avons distribué bon nombre de tracts, collé les affiches de notre candidate Ségolène Royal, participé aux opérations de votes. Nous avons même eu l’honneur de recevoir le premier secrétaire du Parti Socialiste : François Hollande. En somme nous avons la conscience tranquille du travail bien fait.

Malheureusement le succès national n’a pas été au rendez-vous. La peine de certain d’entre nous est profonde et lourde. Même les exceptionnels scores de Guipavas et de la circonscription n’estompent pas celle-ci. Mais je tenais à vous rappeler que notre parti vient seulement de fêter son centenaire. Il aura fallu attendre une trentaine d’année avant de voir la victoire du Front Populaire. Il aura fallu une guerre mondiale et une collaboration coupable du patronat pour que celui accepte des accords paritaires avec les syndicats. Combien d’années a-t-il fallu encore attendre pour voir la victoire en 1981 de François Mitterrand. Le chemin du progrès social est lent chaotique mais inéluctable, et comme le disait Coluche : « le capitalisme a l’avantage pour lui de ne pas avoir été inventé ». Nous devons donc sans plus attendre nous remobiliser et reprendre, pour nos enfants, notre lent et patient labeur qui commence dès aujourd’hui par l’élection de Chantal Guittet lors des prochaines législatives. La victoire est possible.

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