18 avril 2008
Leclerc et la pharmacie
Je le dis tout de go, je n’ai d’intérêts dans aucune pharmacie. Je pense également que certains pharmaciens abusent de leurs positions pour s’assurer de confortables marges. Mais pour autant je suis en complet désaccord avec la position de Michel-Edouard Leclerc. La vente des médicaments non remboursés en grande surface est une fausse bonne idée (cf pub passant actuellement sur nos écrans de TV)
Premièrement Mr Leclerc profite de manière éhonté du contexte catastrophique en matière de santé publique : franchises médicales, déremboursements massifs. Et il a raison sur ce point, la santé coûte de plus en plus cher au porte monnaie des français. Alors pourquoi ne pas remplir un peu plus le sien.
Mais ouvrir le marché des médicaments aux grandes surfaces serait une erreur. Il ne faut jamais oublier qu’un médicament, même déremboursé, reste une substance chimique dangereuse. Il ne faut également pas oublier la fâcheuse tendance des français à déjà abuser et surconsommer des médicaments. Alors ouvrir toutes grandes les portes aux laboratoires et aux grandes surfaces, c’est à coup sur voir les consommations grimper en flèche. Les règles de ses entreprises sont claires : faire du chiffre d’affaire et des bénéfices. Les conséquences seraient alors désastreuses en terme de santé publique : les remèdes seraient pires que les maux. Et deviner qui prendrait en charge les conséquences : la collectivité en creusant un peu plus le trou de la sécu.
Mais je ne reproche pas pour conclure à Mr Leclerc d’occuper un espace abandonné par l’état. Les véritables responsable sont là : les hommes politiques à la tête de notre pays.
18:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : médicaments, leclerc









Commentaires
Entièrement d'accord avec toi, la place des médicaments nest pas dans un supermarché; Ce qui me parait particulièrement inquiétant, ce n'est pas seulement le fait de faire rentrer le médicament dans un lieu de consommation de masse. C'est la disparition d'un intermédiaire : il n'y a plus de pharmacien !
Quand bien même les médicaments sont déremboursés et délivrés sans ordonnance, un pharmacien est toujours présent au moment de la vente d'un produit. Il peut conseiller, orienter, proposer une alternative, alerter de risques et de dangers (ce n'est pas pour rien que les pharmaciens sont responsables des conséquences sur le patient de la délivrance des médicaments)... Il peut même refuser de vendre dans des circonstances particulière (par exemple, si un client venait acheter 40 boites de paracétamol d'un coup...). Dans un supermarché, qui empêcherai quelqu'un d'acheter ces 40 boites ? le chef de rayon ? la caissière ?
Le commerce des médicaments ne peut se passer du regard et de l'aide de spécialistes formés spécialement à ça. A mon sens il faudrait interdire la vente des médicaments en grande surface...
Ecrit par : Etienne | 19 avril 2008
Cher Florent,
Je peux me permettre de te tutoyer, privilège des années de primaire passées côte à côte.
Je suivais ton actualité de loin grâce à nos racines gatinaises communes mais je ne savais absolument pas que tu t'étais lancé dans la politique.
Effectivement, les médicaments ne devraient pas être vendus en grande surface mais par contre, les pharmaciens ne devraient pas non plus abuser sur le prix de certains produits non remboursés. Pour exemple, la société pour laquelle je travaille vend un médicament en pharmacie pour lequel nous avons constaté jusqu'à 40 € de différence entre deux lieux de vente.
Est-ce normal ? Et cela n'irait il pas dans le sens de mr Leclerc ?
A bientôt
Olivier P
Ecrit par : Olivier | 11 juin 2008
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