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25 mai 2008

Des cadavres dans les placards

Cette expression très imagée s’utilise souvent en politique pour qualifier la découverte de dossiers encombrants et empoisonnés laissés par une équipe ou un élu renversé lors dune élections.
En remportant la municipalité l’équipe de Agir pour Guipavas appréhendait la découverte de nombreux « cadavres » dans les placards de la mairie de Guipavas. Alain Queffelec avait d’ailleurs parlé lors de la campagne de lancer éventuellement un audit sur les finances municipales à notre arrivée aux responsabilités.
1882131911.pngLes premiers mois ne nous ont par permis de les découvrir immédiatement. Même s’il y en avait déjà un de connu : les terrains de foot de Kerlaurent. Mais au fur et à mesure que nous ouvrons les placards, nous trouvons ! Et malheureusement ils commencent à s’amonceler ces fameux « cadavres », surtout si l’on suit le rythme de la semaine dernière. Oeuvrant pour tous les guipavasiens nous n’avons d’autres choix que de les traiter en rattrapant ce qui peut être rattraper. Mais malheureusement les premiers à pâtir de ce manque flagrant d’esprit républicain et de bassesses partisanes seront les guipavasiens.
J’ai personnellement hâte d’entendre les explications des élus d’oppositions qui étaient aux responsabilités. Comment vont-ils pouvoir justifier de tels actes ?
La nouveauté des faits ne nous a pas encore permis d’arrêter de positions collectives quant à ces dossiers empoisonnés. Mais je militerai, comme je suis sur l’ensemble de mes collègues, pour une totale transparence et une exhumation au grand jour de ces fautes inqualifiables. Ainsi les guipavasiens pourront juger de la façon dont a été gérée la municipalité lors de ces 13 dernières années. Point positif, ces fâcheuses découvertes nous donnent l’occasion de mettre en avant nos valeurs et notre action politique désintéressée au service de tous les guipavasiens.

18 mai 2008

Déclaration de principes

1859753433.jpgCette semaine la section du PS de Guipavas se réunira pour principalement discuter de la nouvelle déclaration de principes avant que tous les adhérents socialistes ne votent le 29 mai.

Il s’agit de la cinquième déclaration depuis la naissance de la SFIO et surtout la première du XXI siècle.

Cette déclaration a le mérite d’arrêter clairement notre position par rapport au capitalisme, en érigeant comme principe la notion d’économie sociale et écologique du marché. Nous reconnaissons la place du capitalisme au sien de notre société. Il doit cependant rester soumis à une régulation assurée pas les pouvoirs publiques. Je suis personnellement satisfait de cette déclaration et ai hâte d’entendre les socialistes guipavasiens s’exprimer sur celle-ce. Quant à vous lecteurs que je délaisse en ce moment, n’hésitez pas à vous exprimer également sur ce tournant des socialistes.

02 mai 2008

Travail et jardin

72615998.jpgLendemain du 1er mai oblige, je souhaite m’exprimer sur la notion de travail. Malheureusement depuis un moment, le candidat Sarkozy et maintenant le président qu’il est devenu, occupe le terrain sur cette valeur essentielle qu’est le travail. La gauche et le parti socialiste n’ont pas su contrer cette occupation.

Personnellement je donne deux significations majeures au mot : travail. La première est l’action de donner de son temps, de son énergie, de son physique contre rétribution pécuniaire. Cette définition est hautement importante et primordiale puisque c’est elle qui fait vivre en permettant de remplir son assiette. En effet seuls les rentiers peuvent s’affranchir de travailler pour vivre. Quand Nicolas Sarkozy et la droite parlent de travail, ils entendent uniquement cette définition.

Seulement la seconde est pour moi tout aussi importante. Le travail c’est également cette faculté salvatrice qu’a l’être humain de « cultiver son jardin » comme disait Voltaire. En effet, voici un valeur forte de gauche : l’émancipation par le travail. Cette notion est d’autant plus importante qu’elle n’implique pas obligatoirement de relation pécuniaire avilissante. Combien de français, bénévoles associatifs, élus de tous bords travaillent en dehors des heures rémunératrices pour l’intérêt de la collectivité. Cette valeur hautement riche et primordiale pour la cohésion de notre société n’est nullement reconnue ni même évoquée dans les discours actuels de nos dirigeant. Pire ils la minent et la sapent. Comment parler de cultiver son jardin à une personne qui n’arrive pas à manger à sa faim ? Comment parler d’investissement désintéressé à une personne ne bouclant pas ses fins de mois ?

Nos aïeux se sont battus pour faire exister la seconde définition du travail souvenons-nous en.

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