24 juillet 2008
Brigades Rouges et Farc
J’évoque ici un sujet extrêmement sensible et complexe. Il l’est d’autant plus qu’il se rapporte à des faits encore récents. Mais la vie d’une personne est en jeux, celle de Marina Petrella.
Mon propos n’est pas de juger les faits et les actes de Marina Petrella. La justice italienne est souveraine et est passée sur une période très trouble et violente de l’histoire italienne.
Mon propos n’est pas non plus de juger le choix de François Mitterrand de ne pas extrader les italiens qui avaient «rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés». Toujours est-il qu’il avait engagé la parole de la France.
Mais je tiens à faire remarquer ici que notre président, Nicolas Sarkozy, a fait, il y a peu, une proposition au gouvernement colombien. Afin de trouver une issue aux conflits avec les Farc, afin de libérer Ingrid Bétancourt, il proposait que la France accueille des membres des Farc. Cette proposition n’a pour le moment pas été suivie des faits. Mais je vois ici une similitude entre la situation de l’Italie des années 1970 et celle de la Colombie.
Dans les deux cas, avec deux gouvernements de sensibilités opposées, la France a tenté, et c’est à son honneur, d’apaiser l’Histoire.
Aussi je ne comprends pas la logique du gouvernement, du président et donc de la France, qui d’un coté tend la main a des activistes armés, et qui de l’autre, la retire. La parole de la France a été donnée. Même si l’on est en désaccord, il faut la respecter et la porter. Il s’agit de la parole de la France pas de tel ou un tel. Je ne comprends pas également la nécessité de rouvrir peut être inutilement des plaies en cours de guérison. L’équilibre est difficile et complexe il est vrai. Mais Marina Pétrella se laisse mourir et sa mort doit être évitée.
Photo: La républica
20:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petrella, farc, brigade rouge, bétancourt









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