24 août 2008
Les JO et la France
Quoi de tel qu’un évènement tel que les JO pour réveiller, amplifier, exacerber ou tout simplement entretenir les chauvinismes de toutes nations.
Les XXIX JO de l’ère moderne ceux sont achevés aujourd’hui. Bien évidemment l’heure des bilans sportifs, économiques et politiques débutent.
Les JO et plus généralement les évènements sportifs occupent sur notre planète une place de plus en plus majeure. Ils sont d’incessants moments de confrontations entre nations. Les résultats sportifs entrent pour une part dans les luttes d’influence des nations et dans la mesure des positions respectives sur la scène internationale. C’est comme cela. C’est en fait accompli. Depuis les jeux romains, ces « distractions » n’avaient pas tenues de place aussi importantes.
Aussi je voudrais faire un rapprochement avec un documentaire de François Lanzenberg et Brigitte Matron, qui est passé sur France5 lundi 18 aout à 21h30. Il s’intitulait « La France dans le monde ». Ce documentaire extrêmement intéressant montrait l’évolution de la place de la France dans le monde depuis le début du XXème siècle à nos jours. La France du début du siècle dernier tenait le devant de la scène et influait sur le monde dans tous les domaines : militaires, économiques, scientifiques et sportifs. Les JO consacrés à Pékin existent grâce à l’idée et au travail du Baron Pierre de Coubertin. La France de cette époque avait des ambitions, et des moyens. Qu’en est-il de nos jours ?
Sportivement parlant, la France occupe aux sortir des JO la 10ème place mondiale. Elle a de solide base mais ne brille que par coups. Le manque de volonté et de moyens dans une politique sportive, comme occasion de marquer sa place dans le monde, se fait sentir. Des pays comparable comme l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie sont largement devant nous. Il semble qu’ils aient compris l’importance de ne pas négliger cet axe d’influence qu’est le sport moderne. Nous pendant ce temps, on se regarde le nombril et les quelques médailles en or, en se disant que c’est finalement pas si mal. Et nous agissons de même en économie, en politique extérieure… Mais où sont nos ambitions ?
20:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, jo, pékin
19 août 2008
Lieu incertain
Encore un petit post de vacances pour évoquer ma dernière lecture : Un lieu incertain. Ce titre est le dernier de Fred Vargas et le cinquième que je lis de cet auteur. J’ai finalement un avis mitigé sur ce livre qui poursuit les aventures du commissaire Adamsberg.
Tout d’abord l’intrigue utilise les mêmes ressorts de croyance mêlée d’histoire que « Pars vite et reviens tard », « L’homme à l’envers » ou « Dans les bois éternels ». Cependant Fred Vargas creuse, selon moi, beaucoup moins son sujet. C’est peut être mon coté cartésien qui ressort, mais je trouve que l’enquête du commissaire flotte et se laisse portée avec parfois de gros points d’interrogation. En résumé, sans dévoiler l’énigme, je trouve le sauvetage de Veyrenc décevant. Ce coup de théâtre est à mon avis trop gros et tourne en rond dans le microcosme de jeunesse du commissaire.
Par contre l’écriture de Fred Vargas reste toujours aussi efficace et plaisante. Mais je pense qu’elle est arrivée au bout d’un cycle avec ce « lieu incertain ». J’invite cependant toutes celles et ceux qui ne connaitraient pas le commissaire Adamsberg et Fred Vargas à ne pas hésiter. Mais je leur conseille une première rencontre en débutant par « L’homme à l’envers » puis « Pars vite et reviens tard » et « Sous les vents de neptune ». Un beau crescendo à mon avis.
Image : Wikipédia
18:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vargas, fred
10 août 2008
De l'audace
Une semaine de digestion sur la lecture du livre de Bertrand Delanoë. Que m’en reste-t-il ?
Tout d’abord un livre enrichissant sur la conception du maire de Paris de l’action d’un responsable politique socialiste. Il illustre sa conception de « manager » avec de nombreux exemples d’actions parisiennes. J’aurais personnellement préféré le terme de gestionnaire mais je souscris à l’idée exprimée au court de ce livre: un élu socialiste doit être un gestionnaire irréprochable, afin de se donner des marges de manoeuvres nécessaire à l’élaboration de sa politique sociale et en matière de développement durable.
Je souscris également à la conception de militantisme socialiste réitérée dans ce livre. Le Parti Socialiste est une parti de militant au service d’une œuvre collective.
J’ai été par contre un peu déçu par ce livre qui contient quelques redites et longueurs. Surtout que la question de l’Europe reste selon moi peu précise et vague. J’aurai aimé de l’audace sur ce thème. Je poursuis mes devoirs de vacances avec les contributions socialistes que je n’ai pu encore lire.
Consciencieusement, je lis. Je profite d’avoir du temps pour me forger une idée, une position en attendant les motions. Le congrès de Reims est en novembre. Il me reste encore un peu de temps !
18:40 Publié dans Livre, PS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, bertrand, audace
04 août 2008
Symbole fort
La 17ème conférence mondiale sur le Sida vient de s’ouvrir aujourd’hui à Mexico. Cette maladie et ce virus sont malheureusement loin d’être vaincus. Les scientifiques nous le disent. Leurs recherches de vaccins piétinent. La prévention passe toujours et encore par l’éducation, l’information, l’utilisation de préservatifs ou de seringues stériles, qui restent encore la seule solution de lutte contre ce fléau. L’Afrique est le continent le plus touché. La progression du Sida reste préoccupante pour la jeunesse de ce continent. En France, le succès des trithérapies a apporté une diminution de la vigilance contribuant ainsi à la progression de nouveaux cas de sida : environs 7000 par an. Tro, beaucoup trop.
Bien sur les trithérapies ont apporté, pour ceux qui y ont accès, un prolongement significatif de l’espérance de vie des malades. Mais a quel prix : des dizaines de médicaments par jours, avec de effets secondaires difficiles.
Je suis de la génération qui a grandie et connue la sexualité avec la découverte du sida. Alors je crois qu’il y a des symboles à ne pas manquer ! La France préside l’Europe. Elle aurait dû avoir un représentant officiel à México. Cela n’est pas le cas. Je le déplore et trouve indécent d’avoir fait ce choix surtout en président l’Europe. Mais au delà, le gouvernement, avec Mme Boutin comme membre, serait-il en train de privilégier certaines maladies ? Je n’ose le penser !
21:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sida, aids, mexico
01 août 2008
Trou de la secu : courage fuyons
Roselyne Bachelot et Eric Woerth ont dévoilé en début de semaine le projet du gouvernement afin de combler le trou de la sécu.
Premièrement, je ne vois dans ce projet rien qui puisse apporter une solution pérenne au casse tête du trou de la sécu.
Deuxièmement, ce projet ne rempli pas les engagements du candidat Sarkozy.
Troisièmement, les assurés, c'est-à-dire nous, sommes pour le moment épargnés. Mais soyons lucides, en taxant les mutuelles, le boomerang nous reviendra d’ici peu sur le porte-monnaie. Les mutuelles ne peuvent pas faire de déficit, contrairement à l’état. Elles vont donc devoir se rattraper sur nous.
Quatrièmement, il y a un mois, le gouvernement engageait les entreprises à verser des participations, des intéressements à leurs salariés afin d’aider leur pouvoir d’achat. Aussitôt dit, aussitôt taxé. Fantastique ce gouvernement libéral qui n’arrête pas de créer des taxes !
Cinquièmement, quelles mesures pour limiter les dépenses ? Les dépassements d’honoraires n’ont jamais été aussi élevés que ces dernières années. Les médecins sont des acteurs primordiaux de notre système de santé. Ils doivent agir en responsable. Ils doivent comme tous les autres acteurs, faire des efforts justes et équitables, afin de résorber le trou de la sécu. Mais je n’ai pas entendu parler des médecins dans le projet de madame Bachelot.
Sixièmement, quid de la proposition de Mr Seguin de taxer les stock-options ? Cette taxe aurait pu rapporter 3 milliards. Elle aurait l’avantage d’être beaucoup plus profitable que la taxe sur les intéressements. Elle serait également beaucoup plus juste en taxant un « public » plus nantis.
En conclusion, ce projet manque de façon criante de courage et d’ambition. Mais la volonté politique est là, claire et précise. Laissons filler les déficits, laissons le fruit se pourrir. La privatisation pointe le bout de son nez, rappante mais sereine !
Photo: Wikipédia
18:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bachelot, secu, trou








