17 mars 2009
le 19 comme le 29
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03 mars 2009
Europe ou automobile
Nous sommes entrés en 2009 dans une année électorale européenne. D'ici quelques temps la campagne électorale va débuter sur fond de crise majeure et mondiale.
Dans un tel contexte, je pense qu'il faudra exprimer par nos votes une demande de plus d'Europe : plus d'Europe politique, plus d'Europe sociale, plus d'Europe économique, plus d'Europe de la recherche. Il faut être réaliste pour pouvoir peser face à des mastodontes, comme les USA, la Chine ou l'Inde, il faut une Europe dotée de réels pouvoirs politiques et économiques. Malgré les temps troubles actuels et certains réflexes, ce serait une erreur de se replier sur nous, dans nos dimensions nationales.
De même, pour exister au sein du parlement européen, il n'y a que deux options : le PPE : Parti Populaire Européen, s'il on est de droite, et le PSE : Parti Socialiste Européen s'il on est de gauche.
Mais la campagne n'est pas réellement lancée sauf pour notre président, qui vient d'utiliser une vieille recette des années 80-90 et qui a fait beaucoup de mal à l'image de l'Europe en France. J'évoque ici le plan d'aide français à l'industrie automobile. Annoncer que des aides financières seraient conditionnées à une contrainte de non délocalisation, était tout bonnement un mensonge et une supercherie. Nicolas Sarkozy connaît parfaitement les règles européennes. On peut les discuter, les remettre en cause. Toujours est-il, qu'elles sont là pour l'instant, et qu'elles s'appliquent. Aussi notre président avait anticipé la réponse de la commission, qui a donné son accord, en fin de semaine dernière, au plan d'aide français. Mais à condition que : « Les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France ».
Et voila comment, l'état français, prête une nouvelle fois de l'argent sans aucune condition avec seulement un « engagement » moral de nos constructeurs, aucun écrit. Est-ce bien sèrieux ? Car il est bien connu qu'un engament moral saura arrêter PSA ou Renault s'ils entreprennent une délocalisation ou une fermeture !
Pire je suis prêt à parier que le gouvernement, notre président et l'UMP vont pointer du doigt lors de la campagne européenne, l'horrible commission, qui les a empêchés de conditionner les aides. Cette attitude est tout bonnement irresponsable et nui gravement à la légitimité des institutions européennes auprès de nos concitoyens. Une fois de plus notre président fait passer de bas calculs politiciens avant les intérêts de la France !
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