13 septembre 2009
Contre la Taxe Carbo-Sarkozy
Pourquoi Adjoint au Développement Durable, je suis contre la taxe carbone façon Sarkozy.
1- Cette taxe n'est qu'une manœuvre politicienne opportuniste de notre président au sortir des élections européennes et avant les élections régionales. Il n'y a derrière aucune volonté de fond d'œuvrer en faveur de notre planète. Mes arguments suivant viendront appuyer cette vérité.
2- Cette taxe est socialement injuste. Il ne faut pas se leurrer les salariés ne choisissent pas tous leur lieu de résidence. Tous n'ont pas le luxe de vivre à proximité de leur travail. Dans un contexte de crise déjà difficile pour eux ils vont de nouveau être taxés. Il ne faut jamais oublier que le salaire médian en France est de 1300€ par mois.
3- Les mécanismes de compensation sont une vaste supercherie. Jamais l'engagement n'a été pris de reconduire ces mécanismes en 2011. De plus la compensation sera la même quelque soit le niveau de ressources. En sommes un assujetti à l'ISF pourra toucher la même compensation qu'un smicard.
4- Cette taxe favorise le nucléaire en ne taxant que les énergies fossiles. Soit je ne suis pas farouchement contre le nucléaire. Mais en parallèle aucun plan ambitieux sur les énergies renouvelables n'a été annoncé.
5- Cette taxe carbone ne servira jamais à des projets en faveur du Développement Durable. En effet aucun engagement n'a été pris quant à l'utilisation des fonds collectés par cette taxe. Que je sache elle ira directement dans le budget de l'état. Que va devenir cet argent ? Aucun engagement d'action en faveur du Développement Durable. Quant on voit la capacité de gestion de notre état : déficit doublé en 1 an à plus de 7% de notre PIB, permettez moi d'avoir de sérieux doute sur l'utilisation verte de cette taxe carbone.
Créer une fiscalité durable répondant aux 3 piliers du Développement Durable l'écologie, la solidarité et l'économie, supposerait donc de revenir immédiatement sur le bouclier fiscal. Cela supposerait d'avoir le courage, sans reculer au dernier moment, de s'attaquer aux niches fiscales. Alors ce serait déjà plusieurs milliards d'euros qui seraient dégagés pour notamment abonder un fond spécifique destiné à développer l'économie durable, à stimuler l'innovation en matière de déplacement propre, en matière de recherche sur les énergies renouvelables. Car acheter un véhicule utilitaire électrique relève du parcours du combattant à l'heure actuelle. Au lieu, il y a un an notre président allouait des millions d'euros à nos constructeurs automobiles sans aucune contrepartie en matière de développement durable. Quelle cohérence.
Une fois ce fond en faveur du développement durable créé, alors on pourrait se poser la question de fixer un prix au carbone. Car effectivement il a un coût pour la collectivité et notre planète. Bien évidemment il nous faut aller vers moins de consommations énergétiques. Mais il me paraitrait logique au lieu d'inventer une usine à gaz à effet de serre de prendre en compte les ressources des individus en amont.
Enfin cette taxe est un rendez-vous manqué qui pire que tout prend le risque d'opposer une partie de nos concitoyens aux idées en faveur du Développement Durable. Cette nouvelle fiscalité supposait pédagogie, temps et progressivité. Tout ce que ne sait pas faire notre gouvernement et notre président.
21:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : taxe, carbone
06 septembre 2009
Invitation
Impossible de retrouver l'interview sur le site de France Info ! Troublant ! Mais j'ai parfaitement écouté ce vendredi 4 septembre un peu avant 18h00, l'interview du président des Jeunes Populaire : Benjamin Lancar, en direct de Seignosse lieu de l'université l'UMP.
J'ai donc entendu Mr Lancar nous annoncer qu'il allait proposer à l'occasion de cette université UMP des idées novatrices afin de renouveler,
rajeunir et diversifier la classe politique française :
- Le non cumul des mandats dans le temps : 2 ou 3 mandats concécutifs semblaient selon Mr Lancar être une durée suffisante pour un élu et favoriser le renouvellement.
- Rendre le mandat national unique. C'est-à-dire qu'un député ou un sénateur ne puisse pas exercer d'autres mandats exécutifs. Et Mr Lancar de constater sérieusement qu'un travail de parlementaire était un travail à plein temps.
Alors j'applaudis des deux mains Mr Lancar, d'un tel courage politique et d'une telle récupération et lui dis chiche. Je l'invite donc à commencer son travail au sein de son parti et si besoin il peut venir se former en Finistère. Où sous la houlette de notre premier secrétaire fédéral Marc Coatanéa, nous avons mis des actes sur nos paroles. En effet une charte visant à limiter le cumul des mandats et à promouvoir la parité, a été votée en Juin par les adhérents socialistes. Je l'invite également, puisque sa majorité est au pouvoir, à œuvrer pour légiférer tant sur le cumul que sur le statut de l'élus qui est intrinsèquement lié.
Je finirais donc par une interrogation pour les journalistes de France Info : pourquoi ne pas avoir interviewé Marc Coatanéa lors du vote de notre Charte en Juin. Cette info a été reprise par le Monde, Marianne et Nouvelle Observateur, mais du coté de France Info rien ... étrange.
21:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coatanea, ps, ump, lancar, cumul








