19 août 2008
Lieu incertain
Encore un petit post de vacances pour évoquer ma dernière lecture : Un lieu incertain. Ce titre est le dernier de Fred Vargas et le cinquième que je lis de cet auteur. J’ai finalement un avis mitigé sur ce livre qui poursuit les aventures du commissaire Adamsberg.
Tout d’abord l’intrigue utilise les mêmes ressorts de croyance mêlée d’histoire que « Pars vite et reviens tard », « L’homme à l’envers » ou « Dans les bois éternels ». Cependant Fred Vargas creuse, selon moi, beaucoup moins son sujet. C’est peut être mon coté cartésien qui ressort, mais je trouve que l’enquête du commissaire flotte et se laisse portée avec parfois de gros points d’interrogation. En résumé, sans dévoiler l’énigme, je trouve le sauvetage de Veyrenc décevant. Ce coup de théâtre est à mon avis trop gros et tourne en rond dans le microcosme de jeunesse du commissaire.
Par contre l’écriture de Fred Vargas reste toujours aussi efficace et plaisante. Mais je pense qu’elle est arrivée au bout d’un cycle avec ce « lieu incertain ». J’invite cependant toutes celles et ceux qui ne connaitraient pas le commissaire Adamsberg et Fred Vargas à ne pas hésiter. Mais je leur conseille une première rencontre en débutant par « L’homme à l’envers » puis « Pars vite et reviens tard » et « Sous les vents de neptune ». Un beau crescendo à mon avis.
Image : Wikipédia
18:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vargas, fred
10 août 2008
De l'audace
Une semaine de digestion sur la lecture du livre de Bertrand Delanoë. Que m’en reste-t-il ?
Tout d’abord un livre enrichissant sur la conception du maire de Paris de l’action d’un responsable politique socialiste. Il illustre sa conception de « manager » avec de nombreux exemples d’actions parisiennes. J’aurais personnellement préféré le terme de gestionnaire mais je souscris à l’idée exprimée au court de ce livre: un élu socialiste doit être un gestionnaire irréprochable, afin de se donner des marges de manoeuvres nécessaire à l’élaboration de sa politique sociale et en matière de développement durable.
Je souscris également à la conception de militantisme socialiste réitérée dans ce livre. Le Parti Socialiste est une parti de militant au service d’une œuvre collective.
J’ai été par contre un peu déçu par ce livre qui contient quelques redites et longueurs. Surtout que la question de l’Europe reste selon moi peu précise et vague. J’aurai aimé de l’audace sur ce thème. Je poursuis mes devoirs de vacances avec les contributions socialistes que je n’ai pu encore lire.
Consciencieusement, je lis. Je profite d’avoir du temps pour me forger une idée, une position en attendant les motions. Le congrès de Reims est en novembre. Il me reste encore un peu de temps !
18:40 Publié dans Livre, PS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, bertrand, audace
13 avril 2007
Ségolène Royal : Maintenant
Il reste 8 jours…Je m’adresse ici à celles et ceux qui ne savent pas encore… qui n’ont pas fait leur choix. Je les invite donc à lire, même rapidement, le livre d’entretiens que Ségolène Royal a accordé à Marie-Françoise Colombani, éditorialiste au magazine Elle. Sous forme d’abécédaire la candidate socialiste s’exprime sur 200 mots comme éducation, Budget participatif ou mondialisation … La lecture reste un temps de réflexion individuelle, temps calme au combien nécessaire en ce moment, où la déferlante médiatique avec son tempo inhumain, peu brouiller, troubler. Alors lisez ces entretiens.
Cap Finistère : Comment avez vous rencontré Ségolène Royal ?
Marie Françoise Colombani : Elle a été à la tête de plusieurs ministères qui étaient au centre des préoccupations de notre journal : la famille ou l’éducation ou l’environnement.
Elle a toujours répondu présente lorsque nous l’avons sollicité, en particulier pour défendre la cause des femmes, les Afghanes en particulier. Je peux témoigner de son courage face au régime des Talibans. Elle s’est vraiment très fortement impliquée pour les aider. Elle rappelle également dans le livre qu’elle s’est rendue à Ankara pour défendre la cause de Leïla Zana, députée Kurde emprisonnée.
Je me souviens aussi qu’avant la création de ni putes ni soumises, c’est elle qui nous a fait rencontrer Fadela Amara.
Nous avons donc au fil des temps construit une relation de confiance.
Cap Finistère : Comment avez vous réalisé ce livre ?
Marie Françoise Colombani : Difficilement compte tenu de l’agenda de Ségolène Royal. Mais lorsque nous avons décidé d’adopter la forme de l’abécédaire, tout est devenu plus simple et nous sommes parvenues à dégager quelques heures pour le faire.
Ce livre mêle les questions de politique générale et la vie privée. J’avais gardé ces questions pour la fin craignant un peu sa réaction. Mais je crois qu’au moment où je les ai posées elle avait envie d’y répondre. De rendre hommage à François Hollande et d’exprimer toute la fierté qu’elle éprouve pour ses enfants.
Cap Finistère : Pourquoi ce titre maintenant ? C’est une référence à François Mitterrand ?
Marie Françoise Colombani : Tout à fait. C’est Ségolène Royal qui a l’a choisi. Au début, nous avions pensé à Paroles d’avenir ou le temps de la parole mais elle a choisi Maintenant.
Cap Finistère : On n’écrit pas un livre comme celui là sans «aimer» Ségolène Royal. Quelles sont à vos yeux ses principales qualités.
Marie Françoise Colombani : Pour moi, elle est très fidèle. Elle n’oublie rien. Ni le bien, ni le mal. Elle a vraiment un sens aigu de l’injustice qui s’explique sans doute par son enfance comme elle l’explique dans le livre.
Elle fait preuve d’une énorme force de travail et elle dispose d’une liberté de ton et de comportement assez rare.
19:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, maintenant
24 juillet 2006
Conseil de lecture bis
Bon a la demande de Sylvaine. Et approchant la fin de la lecture de De Closet, qui, effectivement Alain, se répète
énormément … Je vous conseille donc une lecture détente avec le livre de Mo Hayder : « Tokyo ». J ai eu la change de le lire il y un an, grâce à une personne qui a participée au jury du prix des lectrices de Elle. Ce livre a finalement logiquement obtenu le Grand Prix des lectrices pour la sélection Polar.
J’ai découvert Mo Hayder par la lecture de « l’Homme du soir » et surtout de « Birdman ». Livres aux intrigues extrêmement bien ficelées et n’ayant pas peur du morbide, surtout pour « Birdman » qui atteint des sommets. En somme de futurs scénarii pour le tournage de bons thrillers américains.
Et est arrivé Tokyo. Avec ce livre Mo Hayder a franchi une étape. Elle a su gardée les ingrédients des livres précédents et y ajouter un contexte historique (la guerre sino japonaise, avec l’invasion japonaise de 1937), le dépaysement des sociétés chinoises et japonaises et une part d’autobiographie très certainement. Enfin une recette qui donne un livre qu’on savoure d’un bout à l’autre. Une excellente lecture, j’attends vos impressions.
22:25 Publié dans Actualité, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 juillet 2006
Conseil de lecture
Lors de mes congés, j'ai débuté la lecture du livre de François de Closets « Plus encore ».
Je conseille donc la lecture de ce livre. Parfois redondant, agaçant. Je comprendrais tout à fait qu’ils déplaisent à certains. Cependant ce livre très factuel, riche en informations (en tout cas enrichissant grandement mes modestes connaissances) recèle des vérités, dures à lire pour nous autres socialistes, mais nécessaire avant les périodes électorales qui nous attendent.
22:10 Publié dans Actualité, Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note








